Lamia au contrôle de sécurité : pas un travail de macho, mais d’être humain

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La demande d’agents de gardiennage féminins à Brussels Airport est en augmentation. Pourtant, de nombreuses personnes pensent que ce travail est essentiellement réservé aux hommes. Dans notre série « Macho ? Trop has-been ! », nous présentons des femmes qui, chaque jour, brisent ce stéréotype. Comme Lamia : maman, grande voyageuse et fière agente de gardiennage.

Langue, fierté et esprit d’équipe

Lamia travaille à l’aéroport depuis un certain temps, et elle s’y sent comme chez elle. « L’ambiance entre collègues est vraiment familiale. On se comprend et on se soutient mutuellement. »

Elle trouve également que le contact avec les voyageurs est particulier. Elle parle aujourd’hui cinq langues, dont plusieurs qu’elle a apprises au travail. « Quand j’ai commencé à travailler ici, je parlais à peine français. À force de discuter avec les passagers et les collègues, je le parle maintenant couramment. » Pour elle, ce qui fait toute la différence, c’est la possibilité d’aider les voyageurs dans leur propre langue et la gratitude que l’on reçoit en retour. 

De voyageuse à agente de gardiennage

L’affection de Lamia pour l’aéroport est née grâce à sa sœur, hôtesse de l’air, qui parlait avec enthousiasme de l’atmosphère à l’aéroport. Lors de ses voyages suivants, Lamia voyait les personnes au contrôle de sécurité d’un œil différent. C’est vraiment pour moi, pensait-elle. Elle a troqué son emploi administratif, dans lequel elle ne trouvait aucun défi, pour une fonction qui lui apportait de l’énergie. « La formation sur les procédures de sécurité était totalement nouvelle pour moi, mais c’est ce qui rendait les choses intéressantes. »

Mère célibataire, elle a volontairement attendu que ses enfants soient un peu plus âgés pour devenir agente de gardiennage. « La première année, il faut s’adapter aux shifts, mais ensuite, on trouve son propre rythme, celui qui convient. Aujourd’hui, je fais régulièrement du sport après le travail, et je prends des jours de congé pour voyager moi-même. Pour une fois, je suis de l’autre côté du Connector (haha). »

« Ce que vous donnez, vous le recevez en retour »

« Beaucoup de personnes pensent qu’il faut être strict et autoritaire dans ce métier », explique Lamia. « Mais ce n’est pas vrai. Ce n’est pas un travail de macho, mais d’être humain. » Ce qui compte vraiment, selon elle, c’est l’empathie. Rester calme. Bien communiquer.  « Ce que vous donnez, vous le recevez en retour. Si vous riez, le passager rit aussi. » Par exemple, elle se souvient d’une femme qui avait perdu sa bague de fiançailles. Panique. Larmes. « Nous avons fouillé tous les plateaux ensemble jusqu’à ce que nous la retrouvions. Je n’oublierai jamais l’accolade qu’elle m’a donnée à ce moment-là. »

Pour toutes les femmes qui hésitent

Lamia veut rassurer les autres femmes : « N’ayez pas peur des shifts ou du stress. Oui, il y en a. Mais vous n’êtes jamais seule. Ce sentiment d’être vraiment utile ici, cela vaut de l’or. »

Curieux de savoir comment devenir agent de sécurité à l’aéroport ? Et en quoi consiste ce métier ? Découvrez-le sur cette page.