Elvira à la sécurité : un œil attentif, des horaires décalés et… de la sauce barbecue ?!

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Dans notre série « Macho ? Trop has-been ! », nous présentons des femmes qui font la différence chaque jour dans un endroit encore souvent considéré comme un monde d’hommes : la sécurité dans les aéroports. Aujourd’hui : Elvira. Directe, motivée, et avec un solide sens de l’humour.

De la pandémie aux passagers

Pendant la crise du coronavirus, Elvira travaillait dans un palais de justice en tant qu’assistante sanitaire. Mais en coulisses, elle rêvait d’autre chose depuis un certain temps : travailler dans le domaine du gardiennage. Et, si possible, de préférence avec des chiens. 

Lorsque l’occasion s’est présentée de travailler à Brussels Airport, elle n’a pas hésité une seconde.« Je voulais un travail actif. Je ne voulais pas rester assise toute la journée. » À l’aéroport, vous changez constamment de rôle : fouille, vérification des bagages, accompagnement des passagers… « On ne fait jamais la même chose toute la journée. C’est ce que j’aime. Je ne me lasse jamais de mon travail », explique Elvira.

Chaque jour, un travail différent, chaque jour, un vrai travail

« On sous-estime parfois tout ce que ce travail implique », explique Elvira. Faire face à des situations particulières tout en veillant à ce que tout se déroule en toute sécurité, correctement et efficacement, ce n’est pas si simple. Au début, il a fallu s’adapter aux shifts. « Je ne suis vraiment pas du matin », dit-elle en riant. « La première année (où l’on ne choisit pas soi-même ses shifts, NDLR) a donc été un peu plus difficile. Mais on s’y habitue ». 

Parfois, on se souvient longtemps d’une situation particulière. Comme celle de ce passager avec sa sauce barbecue. « La bouteille était trop grande. Mais il avait de petites bouteilles de vodka avec lui. Il a décidé de les boire toutes, puis de remplir les bouteilles vides de sauce barbecue. Nous sommes tous restés bouche bée. S’il est bien monté dans l’avion ? Aucune idée. Mais sa sauce avait sa carte d’embarquement. »

« Nous avons besoin de plus de femmes ici. Point. »

L’ambiance sur le lieu de travail ? Parfaite, selon Elvira. « Même si nous sommes nombreux, nous avons toujours l’impression d’être un petit groupe. Tout le monde est collégial et nous nous comprenons tous grâce à ce que nous vivons ensemble. » Elvira est très claire sur un point : ce n’est pas un travail d’homme. « Certains contrôles ne peuvent être effectués que par des agents féminins. Et comme nous sommes peu de femmes, nous pouvons difficilement alterner. Donc, oui, nous avons besoin de femmes. Et puis, les femmes font ce travail aussi bien que les hommes. Point. »

Patience, respect et calme : les compétences les plus importantes, selon elle. « Des gens stressés, avec des enfants, qui traînent des valises… Il faut parfois prendre un peu plus de temps pour eux. Je raconte parfois une histoire pour les plus petits », poursuit-elle. « Le tapis roulant ? Ce n’est pas une machine, ce sont des montagnes russes ! L’enfant se dit alors “waouh ! je vais vite y mettre ma valise”. »

Le message qu’elle souhaite faire passer aux autres femmes qui hésitent ?  « Allez-y. Vous n’avez pas besoin d’être parfaite. On apprend beaucoup et on apprend aussi à se connaître soi-même et à connaître ses propres limites. Et si, au final, cela ne vous convient pas, ce n’est pas grave. Vous avez quand même relevé le défi. »

Curieux de savoir comment devenir agent de sécurité à l’aéroport ? Et en quoi consiste ce métier ? Découvrez-le sur cette page.