Audrey au contrôle de sécurité : calme, chaleureuse et résolument à sa place

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La demande d’agents de gardiennage féminins à Brussels Airport est en augmentation. Pourtant, de nombreuses personnes pensent encore que ce travail est essentiellement réservé aux hommes. Dans notre série « Macho ? Trop has-been ! », nous présentons des femmes qui, chaque jour, brisent ce cliché. Aujourd’hui : Audrey. Après une carrière dans le secteur de la santé, elle a rejoint le secteur aéroportuaire – avec des doutes, mais sans aucun regret.

Un rythme inattendu qui lui convient

Lorsqu’Audrey a commencé à travailler comme agente de gardiennage, elle se demandait surtout si les horaires irréguliers seraient compatibles avec sa vie de famille. Rapidement, elle s’est rendu compte que le système était plus flexible qu’elle ne le pensait. « Vous pouvez facilement échanger votre shift avec vos collègues. Et les collègues acceptent avec plaisir. Je suis donc plus souvent avec ma famille aujourd’hui que lorsque je travaillais avec des horaires fixes. »

Cette flexibilité lui a permis de respirer, et surtout de retrouver de l’énergie. « Ce travail me donne beaucoup d’énergie. C’est très varié, je suis constamment en contact avec des personnes dans un environnement international. Chaque jour apporte son lot de nouveautés. »

Grandes émotions à la porte d’embarquement

Le souvenir le plus mémorable d’Audrey ? Les moments chaleureux et humains inattendus. « Un jour, nous avons eu un enfant neurodivergent qui faisait une crise de panique. Le père avait tout essayé, le temps pressait. Je suis donc allé le voir. »

Prenant la main de l’enfant, Audrey a passé sans encombre les contrôles de sécurité. Le père l’a remerciée mille fois. Ses collègues l’ont applaudie spontanément. « Des moments comme ça… c’est pour ça que je fais ce travail. Vous n’êtes pas seulement une personne en uniforme. Vous êtes quelqu’un sur qui les passagers peuvent compter. » 

¡Hola! ¡Controla!

C’est aussi ce qui rend son travail si fascinant. « Même si, techniquement, vous faites toujours la même chose, vous rentrez chez vous avec des histoires différentes chaque jour. » Des histoires qu’Audrey peut depuis peu raconter en plusieurs langues. « Mon anglais s’est considérablement amélioré. J’ai même appris un peu d’espagnol : “¡Hola! ¡Controla!”. » Elle rit. « Ce n’est pas le cas partout. Même dans le secteur du gardiennage ! »

Mais Audrey a appris quelque chose d’inattendu. L’assertivité. « Je ne connaissais pas ce mot avant de commencer ma formation. Mais cela détermine votre position. Ce que vous dites. De façon claire, mais amicale – pour que les gens fassent ce que vous demandez. »

Cette compétence, elle s’en sert également chez elle. « J’ose désormais mieux tenir ma position. J’ai fixé des limites là où c’était nécessaire. Et je n’y vois que du positif. »

« Plus de femmes ici ? Sans hésiter. »

Dans ses emplois précédents, Audrey rentrait souvent à la maison épuisée, avec moins d’énergie et de temps pour ses enfants. « J’ai retrouvé l’énergie. Et du temps pour ma famille et pour moi-même. Tout semble ainsi plus léger. Non seulement mon travail – mais aussi ma vie entière. »

À celles qui hésitent à franchir le pas du gardiennage, son message est clair : « Allez-y. Il n’est pas nécessaire de tout savoir faire. Il faut surtout oser. Le reste, cela s’apprend sur le terrain. »

Curieux de savoir comment devenir agent de sécurité à l’aéroport ? Et en quoi consiste ce métier ? Découvrez-le sur cette page.